Ce grimoire n’était pas destiné à être retrouvé.
Découvert dans les vestiges d’un ancien laboratoire, le Codex Solitarius ne porte ni date, ni signature. Ses pages sont instables. Son contenu semble se réécrire à chaque lecture.
Les érudits s’accordent sur un point : le Codex ne livre rien à ceux qui se contentent de le lire.
Il exige d’être pratiqué.
Le Codex Solitarius est un ouvrage alchimique ancien, structuré en pages indépendantes, chacune représentant une configuration rituelle figée dans la matière.
Celui qui ouvre le Codex devient un Solitarius : un praticien solitaire chargé d’interpréter, page après page, le chemin du Grand Œuvre.
Chaque jour, le grimoire révèle cinq pages. Aucune n’est identique à la précédente. Aucune ne peut être abordée sans conséquence.
Le Codex décrit cinq principes fondamentaux, incarnés sous forme de sphères :
Leur énergie ne peut être exploitée que dans un ordre précis, dicté par le Codex lui-même.
Chaque page est une énigme alchimique. Les sphères ne peuvent être déplacées que par saut.
Chaque dissolution modifie irréversiblement l’équilibre de la page.
Avant que l’énergie des substances ne soit libérée, le Codex impose un rituel.
Une séquence de substances apparaît dans la marge de la page. Elle est toujours réalisable à partir de la configuration initiale.
Dès lors, chaque substance dissoute révèle pleinement sa valeur.
Une page est considérée comme lue lorsque plus aucun mouvement n’est possible.
Certaines zones marquées amplifient le résultat final si des sphères y demeurent intactes.
Si l’interprétation dépasse celles consignées auparavant, le Codex l’inscrit comme nouvelle référence.
« Le Solitarius ne cherche pas la perfection,
mais la compréhension.
Chaque page sacrifiée éclaire la suivante. »